II. Macabre

by Hiverna

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Maison Planàterre
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Maison Planàterre Les interventions à la flûte ajoutent au son métal un aspect élaboré, relevé (VR "...Et l'Immortalité", "Le Satyre", "À toi, Venin des Songes", "Hiverna").

Sur les pièces "Âges" et "Folklore Macabre", la structure tantôt Métal Noir, tantôt rock progressif m'ont tenu en haleine.

Les textes et les sonorités incisives sur "Outre-Tombe" , "Le grand Bûcher", "Tous morts, tous pourris" et "Sang" m'ont captivé.

Mon favori, au hasard, l'un de ceux nommé ci-haut. Favorite track: Âges.
robertbretonArt
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robertbretonArt Folk métal qui intègre de façon magistrale le folklore et le métal atmosphérique, comme le montre très bien le Venin des Songes. Favorite track: À toi, Venin des Songes.
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about

Second full-length album.

credits

released June 6, 2014

Bardunor : Guitars, drums and voices
Doom : Flute
Froidure : Bass

Logo, crest, music, texts & infography by David «Bardunor» Verret
Recording by Bardunor & Froidure in 2012
Mixing and mastering by Ekinox, album released by Oaken Forge
Drum recording and mastering by François C. Fortin
Album written between 2003 & 2006
Violin by : Carolane «Vyvyen» Veilleux
Cover art by : Olivier Villoingt
Pictures by : David «Bardunor» Verret

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Hiverna Québec

Music for Mother Nature.

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Track Name: Tous morts, tous pourris
Par marées ils vinrent,
Grands, fiers, avec l’aurore.
Pourtant déjà, au couchant,
Leur carcasse putride
S’évertue à satisfaire
Les envies sordides
Des rampants carnassiers des souterrains.

Tous morts, tous pourris,
Ils sombrent dans l’abîme,
Ces feu-êtres qu’embaume
Sa majesté vaseuse.

Ce sol a soif
Tellement soif.
Il avale par galons
Les charognes qu’il avait jadis régurgitées.
Tout est si gris, si rouge,
Les bouches restent silencieuses
Alors qu’elles entrent toutes entières
En ce sol gorgé de vie.

Tous morts, tous pourris,
Ils sombrent dans l’abîme,

Qu’ils sont admirables,
Tous morts, tous pourris
Laissez-moi, majesté,
À mon tour, m’y noyer.
Track Name: Boréal
Sang et mer sont cois et clos
Sous la crasse des sombres aubes
Où tous fluides se font Crystal
Où toutes vies sont froides et terminées.

Sortent pleurs et cris de glace
Des lointains palais de givre
L’étreinte de la froidure
Ronge sans cesse et vide les veines.
Track Name: Le Satyre
Sombre héraut de l’ivresse,
Il vint déchirer les ombres
De sa mélopée crue et trouble.

De ses airs turgescents
Coulent la folie et la mort,
L’hêtre et le chêne,
Le vivant comme le mort.

Sirupant chaque lueur,
Ses flutes enchevêtrent le vif,
Le traquent et le tordent
Sous le poids d’une fin rouge et délicieuse.

Ses membres sonores
S’enivrent et se rompent
Aux vertèbres chancelantes
De ces derniers guerriers malades,
Ces êtres si parfaits.
Track Name: Sang
Que d’êtres vides, que d’êtres laids.
La grange s’enflamme, leur chair avec elle.

Tes brebis, berger, ne reviendront pas.
Les doigts desquels j’enfonce dans leur crasse
Leurs yeux brouillés, aveugles,
Resplendissent de liberté.

Car si un jour l’or, le félon ou l’usuel je prends
Aveuglément pour dieu, maître ou roi,
Folie me graciera d’au cou une lame.

Que d’êtres pauvres, gaspillés.
Leurs cendres reflètent leur vie
À servir le faux.
Animosité pour le rien,
Suffocation.
Ils balbutient parmi les flammes et m’exaspèrent.

Que d’êtres morts.
Carcasses dépareillées et disparates.
Je patauge en leurs fluides consumés, contemplatif.
Leur trépas est un sanglant hommage, une salvation.

Les échardes me plaisent autant que les débris de leur dentition,
Faisant couler de mes pieds mon sang,
Celui en qui j’aurai éternelle reconnaissance,
Vivant comme Mort.
Track Name: Hiverna
Hiver
C’est ici le commencement de tout
Le néant pur et béant
De la blancheur d’une vision enneigée,
Aux confins d’une pénombre glacée.

Nostalgie
Et ses relents d‘humeur,
Ces incessants Tic Tac
Ponctuant nos biens comme nos maux,
Nos yeux comme nos os.

Amertume
C’est ici la fin de tout, l’éveil,
Où comprend notre folie
D’où elle naquit, jadis;
Des flammes d’un engouement
Terrestre et misanthrope,
Un oubli de la splendeur des hommes
Et de leurs immondices.
Track Name: Outre Tombe
De sa gorge morte,
Le râle posthume brûle
Du feu Moribond,
Du flambeau des ensevelis.

Rejet des tombeaux,
La charogne prend pied
Vide du fluide ses orbites,

Et s’éprend d’un rire mortuaire, libérateur.
Sa nouvelle mort est une naissance

Il se meut, voit, sent,
Entend et dévore.
Il crie et dévore.

Tout lui est vain,
Tout lui est pur plaisir,
Son corps pourri
Se complait tel le roi, l’ange.

Toujours dévorant,
Son appétit se fait gouffre
Et tant y passent les ombres
Que les sourires et les pleurs.

Alors même que son propre tombeau
Se vu dégluti,
La flamme en son sein mort se figea.

Il resta ainsi, mort parmi les vivants,
Immobile,
Triste embaumeur
De son propre nid funèbre.
Track Name: Malice
Arpentant les âmes,
Cette alliée du vil, du fourbe,
Prépare son coup final,
La symphonie malicieuse,
L’hymne qui tous les mènera au gouffre
Dans la souffrance la plus brute,
Les sanglots les plus tordus.

Son avènement approche,
Le Mal frissonne et danse.

Tout, sa poigne fera rompre, bruler, tordre, râler.
Tout, son œil fera plier, paitre, noircir, ramper.

Le sang devra bouillir
Le ciel devra mourir
Les cendres étoufferont les morts
Et les vivants les mangeront.

Du soleil viendront les pestes,
De l’eau les courroux,
Le vent se fera lame
Et la terre crachera ses monstres.
La sylve enchevêtrera,
Les fauves dévoreront
Les pluies creuseront
Et tous, la Fin, verront.

Son rire éclate sur les têtes, nous voilà face à la Grande Fin.

Tout, sa poigne a fait rompre, bruler, tordre, râler.
Track Name: À toi, Venin des Songes
Toi qui par ondées nous saisit de mort ;
Toi qui sans vergogne crache en notre œil endormi.
Toi qui pardonne comme vole,
Toi qui fredonne comme viole.

Toi qui enfanta le malsain,
Toi qui exhala le lugubre,
Toi qui te ris du prix à payer,
Puisses-tu hâter notre long trépas.
Track Name: Âges
Nous avons réussi, nous sommes heureux.
Le tout est avenant puisqu’il est nôtre.

Les astres arborent leur rictus,
Sachant que sous ce traître brouillard,
Nous ne sommes qu’éphémères.
Track Name: Le Grand Bucher
À l’aube déchirante
L’air emporte un monde,
De fumets et fumées.

Le Bucher sur la place
Brule les carcasses
Des êtres à oublier.

Mais ces exhalaisons
Ne sont pas du sage,
Ni du vif, du sain, du bon.

Sont-ce du cupide,
Du fou, du riche,
Du pauvre d’esprit
Qu’elles s’échappent en rampant ?

Force est d’accepter
L’olfactif ne ment,
Et par cette matinée
Le monde renaît du feu ardent.

Le peuple s’est éveillé
Et par le Grand Bucher
Il créa aussitôt
Le souffle du renouveau.